27.01.2006
Plusieurs participants à la conférence de Las Palmas sur le Sahara étonnés du boycott de la rencontre par les amis du "Polisario
Las Palmas, 26/01/06 - Plusieurs ex-hauts fonctionnaires de l'ONU, spécialistes du dossier du Sahara, se sont déclarés étonnés du boycott de la conférence "Sahara: Visions pour le futur" par les sympathisants du "Polisario" qui ont mis en doute la neutralité de cette rencontre internationale.Lors d'un briefing avec les journalistes marocains devant couvrir cette rencontre, qui doit s'ouvrir jeudi soir à Las Palmas, les spécialistes de renommée internationale qui interviendront lors de la conférence ont affirmé qu'ils sont venus exposer leur points de vues et leurs visions sur ce conflit, en se basant sur leur expérience comme anciens hauts responsables de l'ONU, chargés du dossier.
Ils ont insisté sur la nécessite de parvenir à un accord qui soit accepté par toutes les parties, soulignant qu'il s'agit d'une condition sine qua non pour la viabilité de toute solution de ce conflit.
Cette conférence vise à ''examiner les visions et les propositions pour dynamiser le processus de règlement de la question du Sahara, qui se trouve actuellement dans une +impasse profonde+, a affirmé M. Charles F. Dunbar, Ex- représentant spécial du secrétaire général des Nations unies pour le Sahara.
M. Dunbar a évoqué la proposition du Maroc d'accorder une autonomie à ce territoire, sous sa souveraineté, soulignant qu'il faut attendre "le contenu et les détails de la proposition marocaine" avant de se prononcer sur cette offre.
De son côté, M. Erik Jensen, ancien secrétaire général adjoint de l'Onu, et ex-représentant spécial au Sahara, a qualifié de "regrettable et bizarre", le désistement de l'ancien président du gouvernement canarien, Roman Rodriguez et du professeur espagnol Carlos Ruiz, qui ont annoncé leur refus de participer à la conférence de Las Palmas.
"En Espagne en général et aux Iles Canaries en particulier, il y avait une grande sympathie avec le +Polisario+, mais le plus intéressant et le plus important, c'est que j'ai relevé un changement dans la position d'une partie de la classe politique espagnole qui penche de plus en plus pour une solution mutuellement acceptable par les parties", a-t-il ajouté.
la source : http://www.almaghribia.vip.ph/ le site du sahara marocain .
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20.12.2005
Un rapport explosif de l'ESISC sur le Polisario
L’ESISC (European Strategic Intelligence and Security Center) a publié un rapport très intéréssant où il s'interroge sur le front Polisario en tant qu'organisation qui était née dans un contexte assez particulier avec son attachement à l'Algérie pour des raisons géostratégiques évidentes. Le rapport s'interroge aussi sur la crédibilité de cette organisation considérée comme une des séquelles de la guerre froide et qui pourrait constituer un obstacle à une solution politique négociée. Parmi les recommandations, le rapport stipule que l'Algérie devrait arrêter d'interférer et d'imposer son point de vue dans ce conflit qui ne la regarde pas.
"Dans le courant de l’été 2005, un conflit post-colonial vieux de trente ans s’est brusquement rappelé au souvenir d’un monde qui l’oubliait. Avec la libération de plus de 400 prisonniers de guerre marocains détenus par le Front Polisario et l’implication directe des Etats-Unis dans la région, c’est une nouvelle donne stratégique qui se fait jour pour le Maghreb. Si la perspective d’un référendum semble, de jour en jour, s’éloigner, la possibilité d’une solution politique se fait jour. Le Front Polisario a vocation à être l’une des parties prenantes à ces négociations. Mais le peut-il ? Pourra-t-il se débarrasser de son passé de violence et de son sectarisme ? Ne risque-t-il pas, au contraire, de devenir un facteur de pourrissement et de déstabilisation dans une région déjà « sensible » ? C’est pour répondre à ses questions que les chercheurs de l’ESISC se sont intéressés à cette organisation indépendantiste née durant la dernière phase de la décolonisation du Maghreb et durant la guerre froide – elle est un pur produit de ces deux phénomènes –, qui survit tant bien que mal dans le sud de l’Algérie et reste méconnue du grand public et de bien des décideurs politiques."
Pour lire le rapport :
23:16 Publié dans actualité maroc: | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : marocaines-marocains
14.12.2005
Les agissements du ''polisario'' dans le sud algérien sont ''facteurs de destabilisation'' de la région (ASADEDH)
Madrid, 13/12/05- Des membres de l'Association sahraouie de défense des droits humains (ASADEDH) ont plaidé, lundi à Madrid, pour mettre un terme aux agissements dans le sud algérien de bandes de criminels armés, dont celles du ''polisario'', qui sont ''des facteurs de destabilisation'' dans toute la région.MM. Ramdan Mesoud et Kachbar Hasana, qui étaient invités à un séminaire sur ''les Etats en faillite: le rôle des modèles de développement'', organisé par la Fondation pour les relations internationales et le dialogue extérieur (FRIDE), ont dénoncé l'implication de ces groupes criminels dans le trafic d'êtres humains et des armes, avec ''la permissivité des autorités algériennes''.
Dans une déclaration à la MAP, M. Ramdan a indiqué que l'objectif de l'ASADEDH était d'attirer l'attention de ses interlocuteurs en Espagne sur ''l'anarchie qui règne dans le sud algérien'' et le danger de connexions entre ces ''organisations mafieuses'' et les bandes terroristes qui agissent dans la région, rappelant l'attaque terroriste qui a visé le 4 juin dernier une base militaire en Mauritanie, à proximité de la frontière avec l'Algérie.
L'Association a également expliqué les menaces qui pèsent sur toute la région du Maghreb et du Sahel et jusqu'aux Iles Canaries et le danger d'instabilité que fait courir la présence de telles bandes incontrôlées au sud de l'Algérie, a poursuivi M. Ramdan.
Evoquant le thème du séminaire, M. Ramdan a ajouté que les membres de son association ont tiré la sonnette d'alarme sur le fait que si rien n'est entrepris par les pays concernés, notamment européens, ''ce n'est pas seulement un pays qui sera en faillite mais toute la zone'' au sud du Sahara.
L'ASADEDH, qui est très active en Catalogne (Nord-Est de l'Espagne), se veut une organisation de défense des Sahraouis victimes de torture, de séquestration et de disparition dans les geôles du ''polisario''.
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01.12.2005
Affaire Ben Barka: le juge français commence son enquête au Maroc

CASABLANCA (AFP) - Le juge français Patrick Ramaël, chargé de l'enquête sur la disparition en 1965 à Paris du leader de la gauche marocaine Mehdi Ben Barka, a rencontré lundi à Casablanca, son homologue marocain.
Arrivé vers 11H00 (locales et GMT) dans les locaux de la Chambre criminelle de la Cour d'appel et assisté d'un interprète, il s'est entretenu durant une heure et demi avec le juge d'instruction marocain Jalal Sarhane chargé du dossier. Il s'est refusé à toute déclaration. "Pas maintenant", a-t-il dit aux journalistes.
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Selon une source proche du dossier à Paris, le juge Patrick Ramaël souhaitent auditionner plusieurs personnes dans le cadre d'une commission rogatoire internationale (CRI). Cette commission rogatoire est prévue aux termes d'un accord de coopération entre les ministères de la Justice des deux pays, a-t-on indiqué à Rabat. Ces personnes n'avaient pu être entendues par les autres juges d'instruction français qui ont été chargés du dossier avant M. Ramaël.
Arrivé vers 11H00 (locales et GMT) dans les locaux de la Chambre criminelle de la Cour d'appel et assisté d'un interprète, il s'est entretenu durant une heure et demi avec le juge d'instruction marocain Jalal Sarhane chargé du dossier. Il s'est refusé à toute déclaration. "Pas maintenant", a-t-il dit aux journalistes.v...
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22.11.2005
17 terroristes neutralisés
Les services de sécurité marocains viennent d’annoncer le démantèlement d’une présumée cellule terroriste en relation avec Al Qaïda. Les 17 présumés terroristes devront être déférés devant la justice au cours de cette semaine.
O.M. T, 24 ans et ayant à peine terminé ses études dans un établissement privé près du Boulevard casablancais Zerktouni, a été arrêté dans la nuit du samedi à dimanche 12 et 13 novembre 2005. Selon le récit de sa mère, plus d’une vingtaine de policiers en civil avaient guetté le retour de la famille d’une cérémonie familiale pour investir leur domicile à Rahal Meskini et emmener O.M.T qui ne donnera plus signe de vie. Aucune perquisition n’a été effectuée à son domicile. D’autres arrestations seront effectuées à la même période, toujours à Casablanca, aux environs de la rue du 11 Janvier, apprend ALM.
Les personnes arrêtées font partie de la présumée cellule terroriste en formation par 17 individus démantelée par les forces de sécurité comme cela a été annoncé dimanche 20 novembre 2005 par un communiqué de la police relayé par l’agence MAP.
15:24 Publié dans actualité maroc: | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : marocaines-marocains
25.10.2005
Deux employés du consulat du Maroc ont disparu à Bagdad
RABAT (Reuters) - Deux membres du personnel du consulat du Maroc à Bagdad sont portés disparus depuis jeudi, confirme l'agence de presse officielle marocaine Maghreb Arabe Presse (Map). Selon un communiqué du ministère des Affaires étrangères, il s'agit d'un chauffeur, Abderrahim Boualam, et d'un assistant, Abdelkrim Mouhafidim. Ils sont portés disparus depuis leur retour par la route d'un bref déplacement en Jordanie.
Le gouvernement marocain coopère actuellement avec les autorités marocaines pour tenter de retrouver les deux disparus, a ajouté l'agence Map.
Auparavant, la télévision arabophone Al-Djazira avait annoncé cette disparition en précisant que les deux Marocains avaient probablement été victimes d'un enlèvement.
04:34 Publié dans actualité maroc: | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Maroc
23.10.2005
Basri pour un renforcement de l'Intérieur.
Dans une interview accordée à notre confrère « Assahifa », l'ancien ministre de l'Intérieur Driss Basri n'y est pas allé de main morte quant aux compétences de ses successeurs. Basri a ainsi considéré que le ministère dont il avait la charge était en train de se transformer en bateau ivre sans capitaine capable de tenir les amarres « Ils ne jouent aucun rôle ( NDLR Fouad Ali El Himma et Mustapha Sahel). Les "architectes" de l'Intérieur n'ont aucun lien avec eux et les personnes en charge de la sécurité du pays exercent à l'extérieur du ministère », a martelé Basri. L'ex a tenu à rappeler que l'ouverture que connaît le pays était de l'initiative du défunt roi HassanII (et bien sûr de lui même) et qu'elle faisait partie d'un long processus de maturation des institutions politiques du pays. Basri explique d'autre part les récents troubles qui émaillent le pays, de Sidi Ifni à Bouarfa, par cette lente déliquescence de l'Intérieur et par l'incapacité de ses successeurs à anticiper le malaise social. Basri conclut en prônant pour un renforcement du rôle de son ancien ministère et pour étayer sa thèse cite le cas de la France où le ministre Nicolas Sarkozy a pris en charge la décentralisation tout en renforçant son pouvoir par la mise sous tutelle de la gendarmerie. |
04:25 Publié dans actualité maroc: | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : marocaines-marocains
Services secrets. La DGST quitte Témara.
| Le torchon brûle-t-il entre Ahmed Harari et Hamidou Laânigri ? La construction du nouveau complexe de la DGST à Aïn Aouda à quelque 25 kilomètres au nord-est de Rabat est directement supervisée par Fouad Ali El Himma, secondé par Harari, le patron de la Direction Générale de la Surveillance du Territoire alors que le directeur général de la police semble n’avoir pas été associé au projet. Le centre devrait s’étaler sur plusieurs hectares, avec un bâtiment central et plusieurs annexes. Supervisé par des architectes américains mandatés par la CIA, le centre hypermoderne devrait être au niveau des directions des services de renseignements les plus performants puisqu’il est appelé à servir de relais essentiel à la CIA et aux autres services de renseignements occidentaux engagés dans la lutte contre le terrorisme. Comme le centre d’écoutes de la DGST ne possède pas de paraboles puissantes, la priorité sera donnée à un équipement informatique des plus modernes. D’ailleurs le site a été notamment choisi en raison de son isolement, loin des perturbations électromagnétiques et donc idéal pour intercepter des communications téléphoniques. Le nouveau complexe devrait également faire oublier le fameux centre de Témara, trop marqué par des histoires de torture à répétition. à ce jour, pour pister et écouter les Marocains, la D.G.S.T. s'appuie à Rabat (dans le fameux centre de Témara) sur des services centraux et un cabinet chargé des relations nationales et internationales ; dans les autres villes, elle est présente à travers les directions régionales subdivisées en brigades. |
04:22 Publié dans actualité maroc: | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : Maroc
Samira Izghder, la seule news speaker marocaine dans une chaine arabe.
De Titouan à Dubai, et de la première chaine marocaine à l'une des plus grandes chaines d'informations au monde arabe, Samira Izghder la seule news speaker marocaine dans une chaine spécialisée en information aprés le mauvais parcours de l'autre news speaker marocaine Rajae Choukri à Al Jazeera. Samira a travaillé dans la première chaine marocaine dans une émission de tourisme et avant l'ouverture d'Al Arabiya TV basée à Dubai de 4 mois elle est partie pour l'entrainement sur son nouveau metier, d'abord présentatrice de l'émission "Atabaa al akhira" et "Istiftae ala alhawae" puis news speaker nocturne aprés prendre la confiance de l'équipe journalistique à la chaine lors de sa couverture réussie des actes de "Charam acheikh" à 23/7/2005. Samira a dit qu' elle ne sais pas la cause d'être la seule news speakers marocaines dans une chaine arabe et elle a ajouté que dans le maroc il y a plusieurs competences journalistiques et parmi eux des hommes qui ont exélé dans Dubai TV, Abou Dhabi TV, MBC et Al Jazeera...
la source : http://karimblogs.blogspirit.com/
04:10 Publié dans actualité maroc: | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : Maroc
21.10.2005
Les forces de l'ordre poursuivent leurs opérations contre les clandestins dans le nord du Maroc
Michel Zerr - Quelques centaines de mètres après avoir passé le village de Fakhana, à une quinzaine de kilomètres de la ville de Nador (nord-est du Maroc), des soldats des forces auxiliaires et des gendarmes marocains interdisent aux journalistes de poursuivre leur route.
Les opérations de ratissage entamées en début de semaine se poursuivent sur les collines et dans la forêt qui surplombent l'enclave espagnole de Melilla, située à moins de deux km à vol d'oiseau. Depuis le début du mois de septembre, plus de 1.500 personnes originaires d'Afrique subsaharienne ont été interpellés à Nador et ses environs."Ce n'est pas facile, parce qu'ils connaissent le terrain souvent mieux que nous, ils en connaissent chaque recoin ", explique ce gendarme venu en renfort de la ville d'Oujda, près de la frontière algérienne. Et de fait, la plupart des clandestins venus d'Afrique noire sont présents depuis plusieurs mois, voire plusieurs années dans cette forêt, en attendant de pouvoir passer de "l'autre côté".
Sur le bord de la route, des bus sans âge sont stationnés. Ils ont été réquisitionnés pour transporter les clandestins interpellés en direction de la frontière algérienne, à moins de 150km de là. Car c'est par l'Algérie que la grande majorité de ces Africains ont réussi à pénétrer en territoire marocain, malgré la fermeture en 1994 de la frontière entre les deux pays.
Fabrice, un Camerounais de 23 ans, a quitté Douala, sa ville natale, il y a tout juste trois ans. Fuyant la misère de son pays, il espérait pouvoir trouver du travail en Algérie. Il a vite compris que rien ne serait possible là-bas, et par le bouche à oreille, a appris qu'il est très facile de passer à pied la frontière avec le Maroc, dans l'espoir ensuite de se rendre en Espagne.
Aujourd'hui, Fabrice est presque en "terre promise". Au début du mois, il a réussi à passer la double barrière métallique qui sépare le Maroc de l'enclave espagnole de Melilla. Il s'agissait de sa cinquième tentative. Les quatre fois précédentes, il a été reconduit vers le Maroc par la Guardia civile espagnole.
Titulaire d'un récépissé lui autorisant de séjourner quelque temps en territoire espagnol, Fabrice garde et lave des voitures sur le parking d'un petit supermarché du centre de Melilla. Avec lui, cinq ou six compagnons d'infortune, eux aussi en quête d'espoir. "On nous donne entre 10 centimes et un euro, ça dépend, mais les gens ne sont pas méchants avec nous, ils comprennent", raconte-t-il.
Son but désormais est de recevoir des autorités espagnoles l'autorisation de quitter Melilla pour se rendre de l'autre côté de la Méditerranée, "dans la vraie Espagne" dit-il. Ce pourrait être la cas en début de semaine prochaine. "Moi je veux travailler là-bas pour envoyer de l'argent à ma famille. En ce moment ma maman est couchée à l'hôpital et elle n'a pas de sous pour se soigner", ajoute-t-il.
Il espère juste ne pas être renvoyé vers le Maroc lorsque son bref titre de séjour prendra fin, dans quelques semaines. Ce qui devrait être le sort de la plupart des quelques 500 clandestins actuellement logés dans un centre de rétention de Melilla. La grande majorité fait partie de ceux qui ont réussi à franchir la barrière de séparation lors des deux tentatives massives du début de semaine.
Mais Fabrice n'a plus le temps de témoigner. Il est fermement rappelé à l'ordre par son "chef", un Malien d'une vingtaine d'années, qui lui rappelle qu'il n'est pas ici pour parler aux journalistes, "mais pour bosser".
02:49 Publié dans actualité maroc: | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : marocaines-marocains



Dans une interview accordée à notre confrère « Assahifa », l'ancien ministre de l'Intérieur Driss Basri n'y est pas allé de main morte quant aux compétences de ses successeurs. Basri a ainsi considéré que le ministère dont il avait la charge était en train de se transformer en bateau ivre sans capitaine capable de tenir les amarres « Ils ne jouent aucun rôle ( NDLR Fouad Ali El Himma et Mustapha Sahel). Les "architectes" de l'Intérieur n'ont aucun lien avec eux et les personnes en charge de la sécurité du pays exercent à l'extérieur du ministère », a martelé Basri. L'ex a tenu à rappeler que l'ouverture que connaît le pays était de l'initiative du défunt roi HassanII (et bien sûr de lui même) et qu'elle faisait partie d'un long processus de maturation des institutions politiques du pays. Basri explique d'autre part les récents troubles qui émaillent le pays, de Sidi Ifni à Bouarfa, par cette lente déliquescence de l'Intérieur et par l'incapacité de ses successeurs à anticiper le malaise social. Basri conclut en prônant pour un renforcement du rôle de son ancien ministère et pour étayer sa thèse cite le cas de la France où le ministre Nicolas Sarkozy a pris en charge la décentralisation tout en renforçant son pouvoir par la mise sous tutelle de la gendarmerie.