14.12.2005

Les agissements du ''polisario'' dans le sud algérien sont ''facteurs de destabilisation'' de la région (ASADEDH)

Madrid, 13/12/05- Des membres de l'Association sahraouie de défense des droits humains (ASADEDH) ont plaidé, lundi à Madrid, pour mettre un terme aux agissements dans le sud algérien de bandes de criminels armés, dont celles du ''polisario'', qui sont ''des facteurs de destabilisation'' dans toute la région.

MM. Ramdan Mesoud et Kachbar Hasana, qui étaient invités à un séminaire sur ''les Etats en faillite: le rôle des modèles de développement'', organisé par la Fondation pour les relations internationales et le dialogue extérieur (FRIDE), ont dénoncé l'implication de ces groupes criminels dans le trafic d'êtres humains et des armes, avec ''la permissivité des autorités algériennes''.

Dans une déclaration à la MAP, M. Ramdan a indiqué que l'objectif de l'ASADEDH était d'attirer l'attention de ses interlocuteurs en Espagne sur ''l'anarchie qui règne dans le sud algérien'' et le danger de connexions entre ces ''organisations mafieuses'' et les bandes terroristes qui agissent dans la région, rappelant l'attaque terroriste qui a visé le 4 juin dernier une base militaire en Mauritanie, à proximité de la frontière avec l'Algérie.

L'Association a également expliqué les menaces qui pèsent sur toute la région du Maghreb et du Sahel et jusqu'aux Iles Canaries et le danger d'instabilité que fait courir la présence de telles bandes incontrôlées au sud de l'Algérie, a poursuivi M. Ramdan.

Evoquant le thème du séminaire, M. Ramdan a ajouté que les membres de son association ont tiré la sonnette d'alarme sur le fait que si rien n'est entrepris par les pays concernés, notamment européens, ''ce n'est pas seulement un pays qui sera en faillite mais toute la zone'' au sud du Sahara.

L'ASADEDH, qui est très active en Catalogne (Nord-Est de l'Espagne), se veut une organisation de défense des Sahraouis victimes de torture, de séquestration et de disparition dans les geôles du ''polisario''.

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